mardi 21 octobre 2014

Dcery : Small, private stories within a greater history

Vue de la "salle" depuis la cabine des interprètes
En collaboration avec l'association des Néerlandophones à Prague (De Lantaarn), l'ambassadeur de Belgique a organisé une soirée-rencontre avec un "club" regroupant des enfants de prisonniers politiques dans les années '50. L'association s'appelle Dcery (les filles dans le sens de "enfants de") car ne s'y retrouvent que des filles. Les fils auraient été les bienvenus également mais aucun garçon n'a jamais voulu en faire partie. Les raisons en ont été évoquées, dont la pudeur ou la difficulté à exprimer ses émotions....


L'ambassadeur de Belgique, Mme Françoise Gustin,
accueille officiellement les invités.
Voici le site de Dcery : http://www.dcery.cz/  Ses membres sont aujourd'hui des dames d'un certain âge mais toujours dynamiques et désireuses de continuer le travail de mémoire.

A droite, Zuzana Vittvarová, et la modératrice, Jana Pellarová

Une cabine d'interprétation a été installée dans la résidence belge pour le passage du tchèque à l'anglais et vice-versa. Prévoir en plus une traduction simultanée vers le français et le néerlandais aurait été hors budget. L'anglais devient donc la langue de facilité.

Toutes ces "petites" histoires dans la grande histoire ont été recueillies et éditées par Zuzana Vittvarová dans un ouvrage intitulé Osudová kaňka (littéralement tache fatale). Après une présentation de l'association et du livre via un dialogue plutôt qu'un exposé ex cathedra, deux "filles" sont venues raconter leur propre histoire, avec photos projetées sur écran géant : Kristina Čermáková (CZ) et Mária Jurčovičová (SK).





Après cette rencontre, un verre de l'amitié a permis de prolonger la soirée dans la bonne humeur malgré la gravité et la douleur des témoignages ayant précédé.

samedi 18 octobre 2014

Fitness du samedi matin - Promenade de l'après-midi

Ce matin, c'est séance fitness dans le Parc de Petrin, qui s'accroche à la colline du funiculaire et qui mène à la "Tour Eiffel" de Prague. Ça monte et ça descend. Le rythme cardiaque s'accélère et heureusement, de temps en temps un court moment de répit pour prendre une photo avec mon téléphone.
Vue sur Prague 4

Vers la cascade

La cascade

L'étang vu du de la première cascade

L'étang avec la seconde cascade
Il manquait sans doute un petit rayon de soleil. Mais ce dernier finira par se lever fin de matinée. D'où une promenade peinarde en ville. Où les policiers contiennent une bande de supporters pour les empêcher d'aller plus loin et où les affiches électorales géantes envahissent les places et les bouts de trottoirs disponibles. Si les moustaches et contre-slogans sont fréquents, les affiches sont parfois aussi patiemment découpées à certains endroits "stratégiques". Oui, les Tchèques vont bientôt voter pour les communales et pour renouveler un tiers du Sénat et ils en ont visiblement marre de la corruption et de la mafia des affaires qui gangrènent la politique.


Photo prise à travers la vitre du tram

Question affiches électorales,
c'est la course au gigantisme

Allez, un petit café à l'une des terrasses dans la cour du complexe de magasins et cinémas Slovanský dům pour profiter des derniers beaux jours avant de rentrer à la maison.


jeudi 16 octobre 2014

Soirée Douceurs et Chocolats

Parmi les nombreuses missions d'une ambassade : promouvoir les produits et services belges en collaboration avec les agences commerciales régionales que ce soit FIT, AWEX ou Brussels Export. 



D'où ce type d’événement où des producteurs, fabricants, artisans belges exposent leurs produits et rencontrent de possibles acheteurs tchèques de l'autre côté de la table, comme Makro (oui, ici aussi), Tesco, le GB local, les distributeurs ou les grands hôtels qui offrent souvent une douceur ou l'autre à l'arrivée dans la chambre. A la fin de la partie purement commerciale, quelques invités se joignent à l'assemblée pour un moment plus festif et éventuellement pour une petite dégustation.

 Et ce soir, tout tournait autour du chocolat et de la confiserie.

Belcolade
Une mention toute spéciale pour les Bonbons Fins FR Goossens, en particulier leurs lards et guimauves, fabriqués artisanalement et surtout sans conservateurs. 


Et M. Goossens de m'expliquer que sans conservateurs, la date de péremption est très courte (14 jours) et qu'il est dès lors impossible de faire vendre ses produits dans les grandes surfaces qui exigent au minimum 1 an de validité pour ce type de produits... Ils sont donc toujours à la recherche de revendeurs du circuit court (épiceries fines, pâtissiers, ...).

M. Goossens à l'avant-plan, qui la veille encore fabriquait
lui-même les lards exposés lors de l'événement
De nombreux circuits étaient présents. Comme le grand groupe Belcolade qui fabrique le chocolat pour les pâtissiers et praliniers, avec identification des provenances et des teneurs en cacao. Je goûte un chocolat en provenance de Vanuatu, oui cette île qui est inondée 6 mois par an par la montée des eaux et qui sera le premier pays à disparaître de la carte pour raisons climatiques.


Ou encore les fabricants de pralines comme Léonidas, Bruyère, Couleurs Chocolat ou Vanden Bulcke, le biscutier Lotus et ses fameux spéculoos qui ont bercé notre enfance, le chocolat au Stévia de la maison Cavalier ou les frangipanes de Lily's cakes.

Leonidas

Lotus

Cavalier



Certains distributeurs tchèques de chocolat étaient également présents, comme Cipollini qui vend des chocolats en provenance de différents pays. Mais ce soir, ils n'exposaient que le "Belge". Ou encore Viva4you qui distribue aussi du massepain.



L'artisane pragoise de Passion Chocolat (voir post précédent) était également de la partie avec une démonstration de confection de pralines


Passion Chocolat

et l'exposition d'une sculpture en chocolat, spécialement réalisée pour l'occasion, formidable clin d'oeil à la Belgique.

Presque aussi vraie que nature, non ?
Le Musée du Chocolat de Prague était également présent avec une infernale machine à sniffer du cacao. Comme j'étais en charge des photos, je n'ai pas osé essayer de peur de ne plus savoir où j'étais... Mais non, c'est totalement inoffensif et ceux qui se sont lancé à l'eau, enfin au cacao, avaient tous un avis positif.

La machine à sniffer

Un des téméraires
Enfin, cerise sur le gâteau, ce fut le pianiste Giora Kukui qui assura l'ambiance musicale, très jazzy.


Une soirée networking et marketing réussie qui vit partir les participants avec quelques douceurs en poche...

lundi 13 octobre 2014

Olimpiade

Fait du jour : à Prague, 4 théâtres programment essentiellement de l'opéra et régulièrement des spectacles différents le même jour.

Le programme
Photo : Národní Divadlo
Soirée à l'opéra. Du tchèque, du classique, des instruments anciens, le Collegium 1704 et Václav Luks. Que du bon. Le tout au Théâtre des Etats : Olimpiade de Josef Mysliveček, ami proche de Mozart jusqu'à ce que... Voyez un post précédent.

Photo : Národní Divadlo
Excellent spectacle, en co-production avec le Théâtre de Caen, l'Opéra de Dijon et les Théâtres de la Ville de Luxembourg. Le livret de Métastase tourne autour de l'amour contrarié (est-ce étonnant?), du mensonge, de la peur, du destin, de l'honneur et de la fidélité en amitié. Rien de bien original mais je ne m'en lasse pas. Difficile d'échapper à Métastase quand on sait que plus de 300 compositeurs ont choisi l'un des 27 livrets du poète pour s'exprimer musicalement...

Photo : Národní Divadlo
La distribution mélange les genres puisque 3 rôles masculins sont chantés par des femmes tandis que une dame de confiance est interprétée par un homme. Mention super spéciale pour l'excellente Olga Jelínková dans le rôle de Megacle.

Photo : Národní Divadlo

Comme vous pouvez le voir sur les photos, la mise en scène et les décors sont épurés. Un arbre, une table ou 2 chaises montent sur scène pour figurer un lieu, une paire de chaussures rouges qui voyage sur le plateau et 4 mimes-chanteurs verts figurant le destin. Les murs sont souples et verts comme le destin et les mimes y pénètrent, entièrement ou partiellement. 


Photo : Národní Divadlo

Les sources lumineuses varient selon les ambiances, quelques néons par ici, un grand lustre en cristal de l'autre, des torches ou encore le bûcher presque final avant que les dieux n'y mettent leur grain de sel.
Photo : Národní Divadlo

Très curieusement, l'oeuvre se termine par de nombreux ? Si le jeune prince est bien sauvé des flammes, d'autres questions surgissent, dont la réponse est laissée aux spectateurs : Aristea et Mégacle pourront-ils se marier et avoir beaucoup d'enfants ? Licida réalisera-t-il qu'il aime toujours Argene ?Alcandro sera-t-il puni par le Roi pour ne pas avoir jeté le bébé-prince dans les eaux profondes ? Qu'adviendra-t-il de Aminta qui a tant intrigué ? Licida pourra-t-il par donner à son père d'avoir voulu l'assassiner ? Licida réalisera-t-il qu'il était amoureux de sa soeur et parviendra-t-il à surmonter ce tabou ? Voilà de quoi écrire un nouveau livret !

samedi 11 octobre 2014

Fitness du samedi matin

Il fait ensoleillé ce samedi matin et ma séance de fitness (entendez marcher d'un bon pas pendant 5 km à travers les parcs de la ville) va être bien agréable. Profitons des derniers beaux jours avant la venue de zima (l'hiver)...

Vue du Letna Park


Idem, avec la cathédrale au loin
Une petite incursion en ville, tôt le matin. Les balayeurs sont déjà en pleine action. Pour une ville avec autant de touristes, Prague est vraiment propre.



Ces magnifiques bouquets contribuent au succès de ma promenade.



jeudi 9 octobre 2014

Une semaine bien chargée

Tout commence lundi soir par un concert où m'invite l'Ambassade de Serbie et intitulé simplement Musique orthodoxe. Dans une (petite) église orthodoxe bien sûr que je n'ai pas encore visitée : celle des Saints Cyrille et Méthode à Prague 2, non loin de la Maison qui danse. Ces deux saints offrent d’ailleurs un jour férié officiel en République tchèque, le 5 juillet.

Bien baroque et si peu jésuite à l'intérieur...
Ce concert rend hommage à une certaine Sainte Kassia, abbesse, poétesse et surtout première femme compositrice  de musique chrétienne (connue à ce jour...). En français Sainte Cassienne de Constantinople, née en 805.  Des compositeurs serbes d'aujourd'hui rendent hommage aux hymnes de Sainte Kassia : Sylva Smejkalová avec Kassia's Bridge, Ivan Moody via The Troparion of Kassiani,  ou encore Jana Vörösova et son Ek Rizis Agathis. La seconde partie est dédiée au Tropario tis Kassianis de Petros Peloponnisio, avec double choeur et deux solistes.




Pour interpréter le tout, deux choeurs de femmes, l'un tchèque dirigé par Kamil Tumová, l'autre serbe dirigé par Marios Christou. Un simple synthé soutient le tout. Suis-je enthousiaste ? Pour être sincère, non. Je trouve les pièces assez monotones et la plupart du temps les voix chantent sur le même rythme même si elles ne sont pas à l’unisson. Les chromatisme et mélisme que j'aime tant ne suffisent pas à emporter mon adhésion. En attendant la fin du concert, je me plonge dans l'or des icônes qui ornent chaque centimètre de l'église.


De nombreux dignitaires religieux sont présents, mais impossible de dire si c'est des patriarches, des métropolites, voire des évêques. Aucune idée de qui s'habille comment. Mais ils sont bien présents, au premier rang. Contraste temporel amusant entre la tenue noire, le chapeau noir et le voile qui en descend (klobouk) ET le smartphone à l'aide duquel ils prennent des photos pendant le concert voire même l'enregistrent... Pas osé faire des photos de cette quasi uchronie de peur de me voir interdire - aussi - le paradis orthodoxe.
***

Mardi soir. Cette fois-ci, invitation de l’Ambassade du Maroc pour une soirée de musique soufie marocaine, dans le hall d’entrée du Musée de la Musique. Non, je ne l’ai toujours pas visité. Honte à moi. La salle est pleine, le public est très curieux car d’habitude les ambassades invitent pour de la musique « classique occidentale» interprétée par leurs meilleurs musiciens.

Le public
Ma voisine, sud-africaine, découvre le soufisme, ce courant mystique de l’islam, et son expression musicale. Parmi les variantes du soufisme, il y a les fameux derviches tourneurs ou encore la qawwali, version plus asiatique du soufisme et dont le Pakistanais Nusrat Fateh Ali Khan fut sans doute le plus grand interprète. N’hésitez pas à aller sur YouTube pour l’écouter.

En cours de concert
Ce soir, c’est le tour du soufisme marocain incarné par la chanteuse Karima Skalli et ses musiciens. Au programme un entrelacement de tradition andalouse, de soufisme marocain, d’improvisations et de chant grégorien en arabe. De toute beauté, de toute élégance, des vocalises incroyables, une richesse vocale à faire pâlir La Callas. Je suis un peu étonnée par la présence d’une batterie tout ce qu’il y a de plus moderne et d’un violon bien "classique" de chez nous. Cela apporte-t-il un plus ? Pas à mon avis mais cela n’engage que moi. J’aurais préféré un oud. Mais au-delà de ces détails, fabuleux concert, avec des impros dignes du plus beau jazz, la voix d’ange de Karima Skalli et la flûte prodigieuse de Rachid Zéroual. Pas étonnant qu’il ait gagné un prix de l’Unesco pour sa virtuosité.

Karima Skalli
***

Mercredi soir. Changement de genre et de décor : dans le cadre de la Semaine de l'Architecture et à la Faculté d'architecture de Prague, conférence de Pablo Lhoas du bureau d’architecte Lhoas&Lhoas, le deuxième Lhoas étant son frère. La conférence est intitulée "Crime, bricolage et abstraction", titre d'un ouvrage consacré à ce jeune bureau (1994). L'architecte aborde quelques projets, tous dans l'agrandissement ou la rénovation de bâti existant, nous parle de sa manière d'aborder les volumes, de son désamour de la ligne droite et de tout ce qui l'a inspiré dans ces projets, depuis l'assemblage d'un vélo jusqu'à l'anecdote du bas-résille...


L'auditoire est vraiment clairsemé. Il faut que la Semaine du Design bat son plein aussi. Dommage que les organisateurs respectifs ne se soient pas concertés, l’architecture et le design relèvent un peu du même domaine, non ? Le site de ce "mini" bureau d'architecture (8 personnes au total) : www.lhoas-lhoas.com. Allez jeter un coup d'oeil, notamment sur leurs meubles.


Les soirs de la semaine prochaine seront bien chargés aussi puisque commence le Signal Festival ou festival de la lumière et des illuminations. Pendant quatre jours une bonne vingtaine de bâtiments de Prague seront convertis en supports pour couleurs et mouvements. Il y aura aussi des installations "indépendantes" et interactives comme une piscine de lumière dans laquelle nous pourrons "nager". Je me réjouis déjà.

mercredi 8 octobre 2014

Défilé Marina Rinaldi


Comme je suis cliente (modeste il faut le préciser) chez Marina Rinaldi , la section "Grandes Tailles" de Max Mara, je reçois une invit pour découvrir la collection automne/hiver 2014/2015. Vu que je connais leur catalogue par coeur, je n'y découvrirai probablement pas grand'chose mais je suis curieuse d'explorer l'endroit du défilé et de savoir si les mannequins seront grandes tailles aussi...

Vue de la cour/jardin de l'hôtel
Le lieu, c'est l'hôtel multi-étoiles Four Seasons, en bordure de Vltava. Dès l'entrée, cela respire le luxe, le calme et l'addition salée. Une nuit se monte à 890 €, gloups !

Si vous avez gagné au loto,
avec vue imprenable sur le fleuve et le Pont Charles
Pas mal de monde pour le défilé. Le "bubbly" circule à tout va.


Comme le défilé est en retard, je pars dans la cour/jardin siroter mes bulles et je regarde le coucher de soleil sur le château. Dans la cour, cette sculpture (?) géante à côté de son ami le chauffage d'appoint. Ce dernier va faire son apparition sur toutes les terrasses de Prague. Rentabilisons l'espace à tout prix, n'est-ce pas ? Certains établissements proposent même des couvertures en simili-fourrure pour réchauffer les plus frileux. On se croira alors - presque - dans Docteur Jivago...


Le podium est fin prêt. Mon smartphone a complètement raté les photos. Je vous livre ce qui est lisible...



Une dame italienne de toute élégance - et qui a probablement arrêté de manger il y a 20 ans - présente les vêtements iconiques de la marque, tels le trench coat et la parka, qui provient du mot inuit anorak nous explique-t-elle.



Quel régal que t'entendre le bel italien de cette directrice. Mon esprit s'envole vers Florence et Venise. Ces dames défilent. Les flashs des deux photographes de presse crépitent. Applaudissements finaux.