Absent depuis plus de 70 ans, le loup a été réintroduit dans le Yellowstone National Park en 1995 et 1996. Vingt ans plus tard, quel résultat ? Totalement positif ! Voyez le court film ci-dessous. Uniquement en anglais. Fascinant.
http://www.filmsforaction.org/watch/how-wolves-change-rivers/
dimanche 23 février 2014
samedi 22 février 2014
Loisirs new-yorkais
Le temps de cochon ne nous a pas empêchés de profiter de cette semaine à fond. D'abord avec une pièce de théâtre: En attendant Godot de Samuel Beckett. Pourquoi avoir choisi cette oeuvre difficile et pas très marrante ? Parce que deux fabuleux acteurs shakespeariens (et britanniques) y jouent : Patrick Stewart et Ian McKellen. Ils se montrent à hauteur de leur réputation. Nous sortons avec des questions plein la tête.
![]() |
| Photo : New York Times |
| Vue du studio sur le site du Mémorial du 11 Septembre |
Enfin, un repas romantique de Saint-Valentin (mais avant le Jour J) chez Clément, le nouveau resto de l'hôtel Peninsula, dont voici l'entrée. Le plafond en bois sculpté est somptueux.
Repas fin, mon canard cuit à la perfection, le porcelet de Jeff goûtu à souhait mais service bizarre. Nous avons été prix pour de "bêtes" touristes, un service au lance-pierre et l'addition automatique du service lors du règlement de la note. Ce que les restos ne sont pas sensés faire mais qui se fait dans les établissements hautement touristiques. Or ce resto n'est pas sensé en être un. Bref, nous n'y retournerons pas.
La semaine se termine par une question cruciale : il neige, il neige, il neige. Mon avion va-t-il décoller ? J'espère que non et que je pourrai profiter d'un jour de plus avec p'tit mari.
mardi 18 février 2014
Slush City
Mon p'tit séjour dans la Grosse Pomme cette semaine a été placé sous le signe du slush, ce mélange d'eau, de neige et de glace dans les piscines des carrefours ou le long des trottoirs. Le curage des avaloirs est inconnu ici et l'eau stagne dans le caniveau. Voilà qui me replonge immédiatement 5 ans en arrière. Mais les stratégies pour passer au-dessus de ces barrières liquides n'ont pas changé depuis...
Il neige. Il fait froid. Le vent pique. Certains jours, il vaut mieux rester au chaud à la maison. Enlever ses gants pour faire une photo relève de l'héroïsme... Défi que nous relevons néanmoins en partant faire un petit tour en amoureux dans Battery Park City, concentré d'immeubles d'habitation le long de la Hudson River. Le nom est issu de la batterie de canons pointés il y a bien longtemps sur les ennemis venus de l'océan.
Le terrain sur lequel repose ce quartier a été partiellement gagné sur la rivière, en utilisant le million de mètres cubes de terre et de roche extraites lors de la construction des deux tours du World Trade Center et d'autres projets immobiliers. Comme les berges de la Hudson ont totalement été réaménagées sous le majorat de Bloomberg, se promener le long de la rivière est un régal.
Il neige. Il fait froid. Le vent pique. Certains jours, il vaut mieux rester au chaud à la maison. Enlever ses gants pour faire une photo relève de l'héroïsme... Défi que nous relevons néanmoins en partant faire un petit tour en amoureux dans Battery Park City, concentré d'immeubles d'habitation le long de la Hudson River. Le nom est issu de la batterie de canons pointés il y a bien longtemps sur les ennemis venus de l'océan.
| Au loin entre les montagnes de neige remblayée, Ellis Island. |
| La Hudson River, chargée de plaques de glace |
| Vue de près |
| Difficile de ne pas la voir quand on est au sud du sud-ouest de Manhattan |
mercredi 12 février 2014
Book Burning
Revenons, comme promis, sur ce spectacle "flamand". A la création : Pieter de Buysser, acteur, et Hans Op de Beeck, plasticien, pour un spectacle mêlant poésie et politique.
La salle est intime et presque pleine. La scène s'ouvre sur une immense malle. Au fil de l'histoire, cette malle livrera ses trésors, cachés dans des compartiments secrets, et illustrant les lieux où se déroule cette fable. En quelle sorte, un cabinet des curiosités ambulant, qui ira jusqu'à révéler une nature morte du genre "vanitas" avec des objets stylisés à la Giorgio Morandi.
Dans une interview, les créateurs souligne qu'aujourd'hui la contestation même est devenue désirable : les gouvernements peuvent alors dire « regardez comme je suis libéral ! ». Nous sommes libres de protester mais cela ne change rien. Ce système est extrêmement oppressif !
La question est donc de savoir comment se débarrasser des livres déjà écrits. Alors la réponse de Tilda est celle-ci : brûlons les livres pour se débarrasser du pré-déterminisme, brûlons l'histoire qui a été écrite pour nous et ré-écrivons notre propre vie. Utilisons notre imagination. Cessons de vivre par ce que d'autres ont décidé pour nous.
![]() |
| Image de l'invitation |
![]() |
| Giorgio Morandi |
Un homme surgit. Il est à la fois narrateur omniscient et chat de Schrödinger, qui accompagnera l’héroïne, Tilda, tout au long de son voyage vers sa vérité. Les amateurs de physique quantique apprécieront, le chat étant théoriquement à la fois vivant et mort. Outre Tilda, il y a également son père, Sébastien, dont le corps s'illumine de plus en plus à mesure que ses connaissances augmentent et qui vit assailli de mites attirées par sa lumière. Il y a aussi "Personne", l'amoureux de Tilda, qui brûle des livres pour vivre non-déterminé.
Dans une interview, les créateurs souligne qu'aujourd'hui la contestation même est devenue désirable : les gouvernements peuvent alors dire « regardez comme je suis libéral ! ». Nous sommes libres de protester mais cela ne change rien. Ce système est extrêmement oppressif !
La question est donc de savoir comment se débarrasser des livres déjà écrits. Alors la réponse de Tilda est celle-ci : brûlons les livres pour se débarrasser du pré-déterminisme, brûlons l'histoire qui a été écrite pour nous et ré-écrivons notre propre vie. Utilisons notre imagination. Cessons de vivre par ce que d'autres ont décidé pour nous.
Et comme le soulignent toujours les créateurs, ce propos n'est pas sans rejoindre la tradition talmudique qui veut que la loi orale interprète la loi écrite. Rappelons-nous de ce vieux rabbin qui dit en jetant le livre de la sagesse : « Lisez les cendres". A la fin du récit, le chat balaie de sa queue les cendres du livre de la vie de Tilda et les rassemble en tas : lisez les cendres.
Le spectacle est dense, riche; chaque phrase donnerait à penser pendant des heures. L'auteur parvient même à y placer Dexia ! Bref, je sors du spectacle un peu sonnée et aurai besoin de plusieurs jours pour en saisir toute la richesse.
samedi 8 février 2014
John & Lada
Lunch time. Grand besoin de m’aérer les neurones. Direction le Musée Kampa à deux arrêts de tram du bureau. Nous vous avons déjà parlé de ce musée (privé), de sa localisation les pieds dans la Vltava, des inondations récurrentes et du besoin criant de financement.
Au programme Jiři John et Josef Lada.
J’adore le tableau en couverture du feuillet explicatif de l'expo Jiři John (1923-1972). Un p'tit scan ci-dessous.
Une salle du musée est consacrée à ses gravures (à la pointe sèche), une autre à ses huiles. L’impression générale est une économie de moyens, des volumes simplifiés à l’extrême, une distorsion de la perspective et une tonalité assez sombre. Même quand la couleur est présente, elle est sourde, comme un élément secondaire dans le tableau. Beaucoup de paysages d’hiver mais aussi des variations sur la forêt de bouleaux, qui me fait immédiatement penser aux photographies de Ansel Adams sur le même sujet. Un même thème, une infinité d’expressions.
Direction l’autre bâtiment du musée pour y scruter l’œuvre de Josef Lada (1887-1957).
Très connu de tous en République Tchèque car les cartes de Noël sont en général des reproductions de ses paysages hivernaux ou de ses nativités. Lada est à la fois illustrateur, peintre, caricaturiste, graphiste, écrivain et dessinateur de BD courant ligne claire. Les scènes qu’il dépeint sont rurales, naïves, sereines, joyeuses et pleines de renseignements sur la vie quotidienne de l’époque. Avec une simplification du propos qui n’empêche pas les détails comme la broderie sur le manteau du veilleur de nuit ci-dessous.
J’adore le tableau en couverture du feuillet explicatif de l'expo Jiři John (1923-1972). Un p'tit scan ci-dessous.
![]() |
| Jiři John |
Direction l’autre bâtiment du musée pour y scruter l’œuvre de Josef Lada (1887-1957).
![]() |
| Josef Lada |
Lada est également l'auteur et le dessinateur des aventures de Mikeš, un petit chat noir doué de parole. Mais dans l’expo pas de Svejk ni de Mikeš car le thème était orienté noël, nativité, hiver. Quand les communistes prennent le pouvoir, Lada abandonne d’ailleurs prudemment ses scènes de nativité pour se concentrer sur les scènes hivernales.
![]() |
| Josef Lada. Ne ressemble-t-il pas un peu à l'Oncle Paul des belles histoires ? |
mardi 4 février 2014
Palác Archa
Une invitation tardive atterrit sur mon bureau pour un spectacle de deux artistes flamands, l'acteur Pieter de Buysser et le plasticien Hans Op de Beeck. La pièce (en fait un long monologue de presque 2 heures en anglais avec sur-titres en tchèque) s'intitule « Book Burning ». Tout un programme qui me projette direct vers les autodafés nazis. Mais s'agit-il bien de cela ?
La pièce se joue dans le théâtre « Archa » situé dans le « Palais » éponyme. Un théâtre genre Théâtre de la Place à Liège du temps d'Outremeuse, mais en bien meilleur état, avec notamment, des petites salles intimes pour les pièces difficiles ou d'avant-garde.
J'adore la partie plus ancienne, car due à mon architecte préféré, Josef Gočár, dans le plus pur style rondo-cubiste. Enfin du moins, la partie droite du complexe. A l'origine, il abrita, dès 1921, la Banque des Légions Tchécoslovaques, plus connue sous le nom de Legiobanka. D'où l'iconographie des reliefs et sculptures en façade.
En 1990, la banque tchèque CSOB ("créée" avec capitaux de la KBC belge) rachète et fait rénover le complexe qui abrite depuis lors le Théâtre ARCHA. Le bâtiment reste donc dans le domaine bancaire. Et pour les clients de la banque, voici le hall d'accueil. Pas mal, non ?
Quant à la pièce en elle-même, j'en parlerai plus tard.
![]() |
| Palác Archa |
![]() |
| Couloir d'entrée vers le théâtre, à gauche |
![]() |
| La partie rondo-cubiste de Josef Gočár |
La partie gauche du bâtiment est de style fonctionnaliste et due à l'architecte Francis Mark, qui a également conçu les liaisons avec la partie rondo-cubiste.
En 1990, la banque tchèque CSOB ("créée" avec capitaux de la KBC belge) rachète et fait rénover le complexe qui abrite depuis lors le Théâtre ARCHA. Le bâtiment reste donc dans le domaine bancaire. Et pour les clients de la banque, voici le hall d'accueil. Pas mal, non ?
Quant à la pièce en elle-même, j'en parlerai plus tard.
dimanche 2 février 2014
Sasazu
Certains me diront : Encore un resto ! ... Alors passez ce post-ci. Le prochain parlera fort probablement du peintre Josef Lada.
Suis invitée samedi soir chez Sasazu, un resto cambodgien/thaï/singapourien dont tout le monde dit le plus grand bien. Y compris le Michelin qui lui a décerné un BIB Gourmand. Me réjouis. Ce lieu est presque caché dans un grand hangar industriel qui abrite non seulement le resto mais aussi un club/dancing très en vogue. Leur site : https://cs-prague.sasazu.com. Mais Sasazu c'est aussi des cours de cuisine et des voyages culinaires organisés essentiellement en Asie du Sud-Est. Et des cours de yoga. Et un livre de cuisine. Total concept.
Comme nous sommes 5 convives à table, nous pouvons opter pour la "Table du Chef". Tenant compte des allergies signalées au garçon, le chef, Shahaf Shabtay, prépare une multitude de petits plats à déguster d'une bouchée ou deux. Cela permet de voyager dans la carte et de découvrir les "SAMBAL", "OTAK OTAK" et autres "ROTI". Un pur délice. Un pur délice.
Suis invitée samedi soir chez Sasazu, un resto cambodgien/thaï/singapourien dont tout le monde dit le plus grand bien. Y compris le Michelin qui lui a décerné un BIB Gourmand. Me réjouis. Ce lieu est presque caché dans un grand hangar industriel qui abrite non seulement le resto mais aussi un club/dancing très en vogue. Leur site : https://cs-prague.sasazu.com. Mais Sasazu c'est aussi des cours de cuisine et des voyages culinaires organisés essentiellement en Asie du Sud-Est. Et des cours de yoga. Et un livre de cuisine. Total concept.
Je suis soufflée dès mon entrée par ce gigantesque "hall", son impressionnante hauteur sous plafond, ses petits îlots de table, sa superbe décoration d'inspiration asiatique et ses gigantesques lustres qui remplissent l'espace comme des objets venus d'ailleurs.
Comme nous sommes 5 convives à table, nous pouvons opter pour la "Table du Chef". Tenant compte des allergies signalées au garçon, le chef, Shahaf Shabtay, prépare une multitude de petits plats à déguster d'une bouchée ou deux. Cela permet de voyager dans la carte et de découvrir les "SAMBAL", "OTAK OTAK" et autres "ROTI". Un pur délice. Un pur délice.
![]() |
| Photo discrètement volée via téléphone |
Seul bémol : le samedi soir un DJ officie dans le resto et les décibels empêchent une décente conversation. Donc éviter le samedi et tout sera parfait !
Inscription à :
Articles (Atom)







.jpg)





.jpg)
.jpg)

.jpg)
.jpg)
.jpg)






