mercredi 22 janvier 2014

Aria

Un business lunch m'emmène cette fois-ci dans le restaurant (Coda) de l'Hôtel Aria, qui, comme son nom l'indique, est placé sous le signe de la musique. L'hôtel occupe un bâtiment historique, rénové avec grand soin (c'est un hôtel 5 étoiles) et parsemé de touches contemporaines.

Le lobby de l'hôtel, installé dans ce qui fut la cour intérieure du bâtiment
Au-dessus des sgraffites anciens, ceux très contemporains avec des caricatures de musiciens. Caricatures que les convives retrouveront sur leur assiette.



Les chambres de l'hôtel donnent sur les magnifiques jardins Vrtbovská, jardins baroques classés au Patrimoine de l'Unesco.




 Le resto, où nous attend une grande table communale en carré.


Les assiettes de présentation.


Et je ne résiste pas au plaisir de vous montrer le dessert : un brownie tiède avec sa sauce caramel, clef de sol comprise.


Une nuit en moyenne saison vous coûtera environ 260 €.

samedi 18 janvier 2014

Le fantôme de Mozart

Chaque année, l'Archidiocèse de Prague organise un concert pour récolter des fonds pour ses oeuvres. C'est le traditionnel concert de l’Épiphanie. Peu importe que l'on aille au concert ou non, l'essentiel étant d’acheter une place. Prix libre. Mais "on" attend minimum 1.000 CZK, soit environ 40 €.

Comme le concert se déroule dans le Théâtre des Etats (Stavovské Divadlo), j'y vais car je ne l'ai pas encore vu de l'intérieur. Oui, le théâtre où Mozart himself a dirigé la première mondiale de son Don Giovanni, qu'il a achevé d'écrire (ou presque) dans la villa Bertramka à Prague. Voyez l'un de nos tout premiers articles "Triste ombre de Mozart".


Comme je suis tôt, j'en profite pour zoner un peu partout et pour prendre discrètement une photo avec mon téléphone (d'où qualité de l'image...). Il faut dire qu'il y a du beau monde dans la salle car cet événement semble être un must de la saison mondaine. Une réception suit le concert. Je n'irai pas. Par contre je "subis" le très long discours catholique, d'autant plus long que tout est traduit en anglais pour les invités non tchèques, visiblement nombreux au rendez-vous.


L'orchestre qui joue ce soir est le Český komorní orchestr. En français, Orchestre de chambre tchèque, à ne pas confondre avec l'Orchestre de chambre de Prague... L'ensemble est dirigé, du clavecin, par Jan Kučera. Tous les autres instruments sont modernes ! Passons car c'est pour la bonne cause.

Au programme d'abord du Bach avec le Brandebourgeois n°2 (celui de la trompette) et du Purcelll avec une suite (tirée du Roi Arthur). Pas convaincant du tout, voire maladroit. Je sens que visiblement ce n'est pas le répertoire habituel de cet ensemble ou du moins qu'ils ne s'y sentent pas à l'aise. Dans la deuxième partie par contre, l'orchestre éclate. Là ils sont dans leur élément : d'abord dans une composition de leur chef intitulée (traduction approximative) Réminiscence baroque pour trompette et orchestre à cordes ensuite dans une pièce d'un enfant du pays, Josef Suk (1874-1935), la Sérénade pour cordes en Mi bémol majeur. Cela fait un peu musique de film, mais bonne musique de film :)


Ai-je croisé l'âme du grand homme en ces lieux ? Pas vraiment. Juste peut-être un fugace instant dans un escalier secondaire chichement éclairé. Puis Momo s'est éloigné rapidement en fredonnant un air que je n'ai pas reconnu.


vendredi 10 janvier 2014

Plaisir anticipé ?

Quand mes copines fanas d’opéra en parlent, c’est avec des étincelles dans les yeux et les oreilles. Mais, lui, je ne l’ai jamais entendu, si ce n’est sur YouTube (dont la qualité…).

Familier de la scène du MET à New York, surtout dans Wagner, il vient à Prague en avril pour un récital.

Sa tronche, genre acteur porno des années septante, a fleuri sur les abritrams, colonnes Morris et autres supports publicitaires.

Je me tâte. Je finis par acheter un ticket.




Sachant que la voix de ténor n’est pas ma préférée, il aura fort à faire pour me convaincre et me persuader de son talent.

Cerise sur la gâteau, il se produit à la « Obecní dům », la Maison Municipale, une splendeur d’Art Nouveau qui abrite une salle de concerts dédiée à Smetana, un espace d'exposition, des salles de réception dont certaines décorées par Alfons Mucha, un café, un resto, un cocktail-bar, une brasserie et un dancing en sous-sol.


C'est depuis le balcon de la Maison municipale qu'a été proclamée l'indépendance du pays et la création de la Première République tchécoslovaque. C'est aussi en ses murs qu'ont eu lieu, suite à la Révolution de velours, les négociations entre les représentants du Forum civique emmenés par Václav Havel et ceux du Parti Communiste tchécoslovaque.




Si mes oreilles n’en sortiront pas éblouies, mes yeux le seront !


dimanche 29 décembre 2013

Czech Xmas cookies

Une collègue tchèque nous a apporté un assortiment de biscuits de Noël, typiquement tchèques et surtout faits maison. Absolument délicieux ! Nous avons déjà pu constater que les Tchèques font beaucoup eux-mêmes, depuis le pain et la pâtisserie en passant par les saucisses et autres charcuteries. Au Krëfel local, au moins dix sortes différentes de hachoirs à viande, avec bourreur de boyau incorporé...

Revenons à nos délices de Noël.



Parmi les incontournables, les Linecké (étoiles fourrées aux fruits), les Marokánky (en forme de fleur avec fruits confits), les Rohlíčky (ceux en forme de croissant), les Kokosky (comme leur nom l'indique, avec de la noix de coco) et le Perníčky (pain d´épice) ici en forme de moufle. Les autres n'ont pas de nom officiel mais celui à l'anis est sublime. Pâtes différentes, garnitures différentes, fruits divers, mille et une épice exotique, un vrai travail de titan pour un résultat soufflant de délices, chaque biscuit unique de saveurs.

Pas étonnant - finalement - que les 24, 25 et 26 décembre soient des jours fériés tout à fait officiels et légaux en Tchéquie. Pour les passer en cuisine ?

vendredi 20 décembre 2013

Quelques photos de New York - Sans commentaires (ou presque...)

Une magnifique photo by p'tit mari, prise du studio au 36e étage dans Duane Street. La "Freedom Tower" a changé la skyline de NYC. C'est la première chose qui m'a frappée dans le taxi vers Manhattan.


Toujours vu du studio au 36e étage dans Duane Street, by me, avec l'idée de "transportation" dans l'arrière du cerveau.





Vu du ras du sol. D'abord les vélos des livreurs de pizza.

 

Les "Citi Bikes", jeu de mots compris puisque Citi Bank sponsorise les "City Bikes". Deux visions d'une même réalité.

Photo by P'tit Mari
Photo by me
 Que s'est-il passé ?


Celle-ci, c'est l'idée de "transport" dans le sens spirituel du terme.


Le métro, station "City Hall".



Une photo prise en caméra cachée. Je n'ose pas photographier les "gens".


Downtown, near the City Hall.


Un bel inconnu dans une pharmacie. La pharmacie la plus connue à NYC est Duane Reade. Non, ce ne sont pas Messieurs Duane & Reade qui l'ont fondée. Ce sont Abraham, Eli et Jack Cohen qui l'ont fondée en 1960. Le premier magasin de cette chaîne gigantesque s'est installé à NYC sur Broadway, dans le sud du sud de l'île, entre la rue Duane et la rue Reade...
Ces rues ont été nommées d'après deux politiciens américains, James Duane (1733-1797) et Joseph Reade (1694-1771) qui n'ont peut-être jamais pris un médicament de leur vie...