jeudi 18 juin 2015

Vinohrady


L'un des flancs de Vinohrady
Photo chb
La petite promenade presque mensuelle avec le groupe néerlandophone De Lantaarn nous mène ce soir à Vinohrady, un quartier de Prague qui tient son nom de vino (pas de traduction nécessaire) et de hrad, qui signifie château. Château, car toutes les collines entourant Prague ont à une époque ou l’autre eu un château ou un monument remarquable à leur sommet et le vin à cause des vignes plantées, dès le Moyen Âge sur le flanc desdites collines. Encore aujourd’hui, les vignes narguent les constructions urbaines qui essaient de les supplanter et continuent à produire un vin très cher et très mauvais que l’on achète dès lors surtout à cause du nom. Notre visite se concentrera sur Havlíčkovy Sady, en français Les Jardins Havlicek, du nom d’un journaliste et poète tchèque, Karel Havlíček Borovský, considéré comme le père du journalisme moderne.

Photo chb

Photo chb
Le parc aujourd’hui public fut autrefois le jardin privé entourant la propriété d’un riche magnat juif allemand actif dans la construction, Moritz Gröbe. Parmi les constructions : la villa principale conçue comme résidence d’été, la cascade alimentée dès le départ avec l’eau des canalisations publiques, une grotte précédée d'une fontaine avec sculpture de Neptune, un complexe avec aires pour tir et jeu de boules, un pavillon en bois pour déguster le vin de la propriété, un pavillon pour le travail de la vigne et une maison d’été (vous remarquerez : une maison d’été dans la propriété d’été…). Bref, une propriété immense qui, lors de sa construction, était située loin du centre de la ville et qui surplombait la vallée bucolique et agraire. Pas de vue sur cheminées ou immeubles comme aujourd’hui.


La résidence (d'été)
Photo chb

Photo chb
Photo chb








Photo chb
Photo chb


Photo chb
Photo chb




 Vous l'aurez compris, j'ai bien aimé "la grotta"...

Aire de jeu (tir & boules)
Photo chb
Pour déguster le vin
Photo chb

La maison d'été dans la résidence d'été...
Photo chb
Au fil de la promenade, un coup d'oeil sur ces fausses souches d'arbres (en ciment) d'où partent des racines, tout aussi fausses, qui séparent les marches les unes des autres.

Photo chb
Et enfin, cerise sur le gâteau qui n'existait pas du temps de Moritz Gröbe : une aire de jeu pour seniors. Mais si ! Des appareils pour exercices "soft" expliqués sur un grand panneau... Il paraît que c'est tendance et que de nombreux parcs commencent à installer ce type "d'amusement".

Photo chb


mardi 16 juin 2015

Marathon musical (fin)

Photo from Wikipédia
Ce soir, concert au Couvent Sainte-Agnès, à la lisière du quartier juif (ou ce qu'il en reste). Il s'agit du premier bâtiment construit en Bohème dans le style gothique et il abrite désormais les collections... gothiques du Musée national.

Photo from Wikipédia
La cour intérieure
Ce couvent revêt une importance particulière pour la première dynastie ayant régné sur la Bohème, les Přemyslides, puisqu'ils y avaient installé leur mausolée.

Photo from Wikipédia
La chapelle
Le programme ce soir s'intitule (traduction maison) Les instruments favoris des grands compositeurs et on entendra du CPE Bach, du Mozart, du Beethoven, du Schubert, du Chopin et du Liszt. Le tout interprété par Viviana Sofronitsky sur des piano-fortes, copies d'anciens. Russo-canadienne, elle ne joue quasi exclusivement que sur les instruments produits par son facteur de mari, Paul McNutty.

Viviana Sofronitsky

Paul McNutty

Enfin, dernier concert du marathon, la grande pianiste portugaise Maria João Pires, accompagnée par le Budapest Festival Orchestra sous la direction de son fondateur et chef Iván Fischer. Au programme que du connu. Pas d'audace musicale ce soir. J'avais choisi ce concert pour l'immense talent de Pires et je ne fus pas déçue.



L'orchestre entame la soirée avec l'ouverture de la Flûte enchantée puis la pianiste arrive pour interpréter le concerto pour piano et orchestre en mi bémol majeur KV 271 de Momo. Standing ovation. Après la pause, la première Symphonie de Brahms.

Cela faisait longtemps que je n'avais plus écouté un orchestre de taille philharmonique sur instruments modernes. Mes oreilles sont un peu surprises par tant de brillance et de clinquant. Oserais-je ajouter son vulgaire si cela a du sens quand on parle d'un phénomène acoustique ? Acoustique de la salle ou facture des instruments  ? Il faudra que je ré-essaye des instruments modernes dans une autre salle, juste pour savoir si mes oreilles sont désormais perdues pour la musique sur instruments modernes.

Cela tombe bien puisque demain je pars à Berlin et qu'au programme, il y a un super concert du Berliner Philharmoniker !


dimanche 14 juin 2015

Au fil de quelques promenades plus ou moins sportives

L'allée du tram tout en haut de notre rue.

Photo chb
La boulangerie semi-indsutrielle Kabat a installé un "atelier" durant un marché hebdomadaire. Explications, démonstrations et participation du public sont au programme.

Photo chb

Photo chb

Photo chb
Trois clichés pris dans Letna Park : des jongleurs en plein entraînement; le "Beer Garden" avec vue splendide sur la ville et toujours hyper bondé par beau temps; un couple se reposant au soleil sur un des nombreux bancs. S'aimer c'est parfois regarder dans la même direction, parfois se soutenir mutuellement, au sens physique du terme aussi...

Photo chb

Photo chb

Photo chb

samedi 13 juin 2015

Euroday 2015

Comme chaque année, c'est la fête à l'Union Européenne sur l'île des Tireurs. Voir le post en 2014. Rebelote en 2015 mais pour un jour seulement car pas d'anniversaire spécial à célébrer cette fois-ci.

Photo chb
Et comme à chaque fois une tente sert à 2 pays. L'Autriche est notre voisine. Vous aurez remarqué la collègue autrichienne en costume national. Heureusement que la Belgique n'a pas de costume national car je me vois difficilement porter ce type de robe...

Photo chb
Il fait beau et les visiteurs affluent, spécialement pour rafler les gadgets qui sont distribués pour l'occasion. Certaines personnes font une véritable razzia. Pour éviter que notre stock de gadgets soit réduit à néant en 1/2 heure, nous récompensons les visiteurs s'ils répondent correctement à des questions simples sur le pays : Capitale? Combien de langues nationales? La population plus ou moins nombreuse qu'en Tchéquie ? Nom du roi actuel ? Quels sont les pays voisins ? Couleurs du drapeau ? Bref, des questions pour lesquelles les réponses sont trouvables sur les posters affichés pour l'occasion.

Photo chb
Photo chb


Comme le stand belge est juste à côté de la scène, je suis contente de ne pas devoir le tenir quand la musique est bonne et que les discours s'enchaînent. Avec l'âge, mon acuité auditive diminue (pour ne pas dire que je deviens sourde) et je n'entends plus les conversations dans un environnement à sonorité élevée, seul le bruit de fond me parvient.

Photo chb
En rentrant à la maison, sur le pont qui enjambe l'île, vue sur le château : on ne s'en lasse pas !

Photo chb

mercredi 10 juin 2015

Terezínská tryzna 2015




Les devoirs de ma charge me conduisent dans le camp de concentration de Terezin, pour y commémorer avec une bonne centaine d'autres officiels la libération du camp en 1945. Une cérémonie a lieu chaque année mais 2015 est spéciale puisqu'il s'agit du 70e anniversaire.

Photo denik.cz
Le procession avec les couronnes
Si vous regardez bien, je suis cachée derrière la couronne belge, celle qui vient juste après
le cardinal et archevêque de Prague, Dominik Duka
Pas vraiment folichon pour passer son dimanche mais je suis curieuse de découvrir et le lieu et l'arrière-boutique d'une commémoration d'une telle ampleur. De plus, je dois déposer la couronne belge avec la bonne centaine d'autres couronnes, celles de nombreuses institutions et ministères tchèques et de tous les pays représentés.

Photo denik.cz
Pour plus d'info sur ce qui s'est exactement passé à Terezin sous l'occupation nazie, voyez la page de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_de_concentration_de_Theresienstadt. Comme signalé dans un post précédent, c'est à Terezin qu'est mort le poète français Robert Desnos. Ce camp était d'ailleurs destiné à recevoir, entre autres, les Juifs célèbres.


Heureusement que les militaires tchèques sont là pour porter les couronnes du lieu de rassemblement au monument funéraire. Ils ont de la classe en portant ce truc bien lourd. Ils sont d'ailleurs remplacés juste avant de déposer la gerbe pour s'assurer qu'elle sera correctement et délicatement mise au pied du monument.

Photo denik.cz
Chaque représentant s'agenouille alors pour mettre le ruban en ordre puis se recueille quelques instants en s'inclinant, comme le fait le Président de la République Tchèque, Miloš Zeman, sur la photo ci-dessous.

Photo denik.cz
Ensuite viennent les discours dont celui du Président, du Cardinal-Archevêque et du Grand Rabbin. Les officiels sont assis sur une tribune séparée des autres spectateurs, assez nombreux, même après 70 ans. Voilà qui est encourageant pour le travail de mémoire.

Photo denik.cz
Tout au long de la cérémonie, un orchestre de cuivres de l'armée tchèque jouera de la musique de circonstance. La commémoration se terminera par un moment musical interprété par une chorale avec piano.

Sur le chemin du retour, juste à la sortie de Terezin, nous passons devant ce champ tout rouge. Le rouge du sang, des coquelicots, du Dormeur du Val. Fin de circonstance.

Photo chb

dimanche 7 juin 2015

Club photo

Le devoir du mois c'était SPRING dans tous les sens possibles mais essentiellement dans le sens de renouveau, début, retour de la vie, printemps etc. Jeff et moi avons pris le mot "spring" dans son acception de SOURCE. Et cela tombait bien puisque nous avons été à Mariánské Lázně (Marienbad, comme dans le film) et à Karlovy Vary, deux villes d'eau à l'ouest de la Tchéquie. Post suivra à ce sujet. Ainsi qu'à Tábor. Post suivra également.

P'tit mari a présenté une seule photo, ci-dessous, prise à Karlovy Vary.

Photo jfg


Voici les trois clichés que j'ai présentés.


Photo chb

Photo ci-dessus prise à Tábor lors d'une excursion avec le groupe de locuteurs néerlandophones De Lantaarn. Il s'agit des enfants du groupe. A remarquer, le bouleau orné de rubans colorés. C'est une coutume tchèque typique pour fêter le printemps et Pâques.


Photo chb
Ce cliché-ci pour l'occupation totale de l'espace et les "choc" des couleurs.


Photo chb
Pramen signifie source...
Photographié à Karlovy Vary près des nombreuses sources/fontaines gratuites à disposition des curistes et des promeneurs.

jeudi 4 juin 2015

Navalis 2015

Photo chb
La soirée commence en pleine lumière vers 20:00 et se terminera dans le noir le plus complet.

Photo chb
Chaque année à Prague, c'est la fête à St Jean Népomucène, né en 1340 en Bohème et décédé en 1393. Avant qu'il ne soit saint, il était le confesseur de la Reine Sophie, épouse du roi Wenceslas IV.

Photo chb

La légende raconte qu'un jour le roi demanda à Jean ce que la reine lui avait avoué en confession car il soupçonnait de l'infidélité. Comme l'exige le secret de la confession, Jean refusa. Furibard, le roi le fit brûler puis jeter dans la Vltava, juste pour être sûr qu'il était bien mort... La vérité vraie est bien sûr liée à de sordides motifs politiques et de luttes pour le pouvoir.

Photo chb
Les Jésuites font gonfler les "miracles" accomplis par ce pauvre martyr de la confession pour notamment concurrencer le succès croissant du réformiste protestant Jan Hus.


Photo chb
Toujours est-il que Jean Népomucène est l’un des saints les plus vénérés dans cette région d'Europe, vu la multiple protection qu’il accorde : il est le patron des bateliers, des ponts, des prêtres et de tous ceux qui ont quelque chose de commun avec l’eau. Il a sa sculpture sur le Pont Charles.

Photo chb
L'Eglise catholique à Prague entretient le culte et organise chaque année une "bénédiction" des bateaux rassemblés sur la Vltava. Après une grand' messe dans la cathédrale, le cortège religieux descend vers le Pont Charles et s'y arrête. Discours et bénédictions. S’ensuit une course de bateaux anciens. Enfin, c'est ce que semble suggérer les pubs pour allécher les naïfs dans mon genre. En réalité, la seule course c'est entre 2 gondoles spécialement venues de Venise et les bateaux rassemblés n'ont rien d'historiques. Principalement de modestes esquifs comme kayaks, canoës, dinghys et autres barques mais aussi quelques uns des bateaux qui promènent les touristes sur la rivière.

Photo chb

Photo chb
Une soirée en définitif bien décevante malgré mon invitation dans le carré VIP, si ce n'est un jeté de parachutistes militaires tchèques qui descendent du ciel le feu aux pieds et le concert baroque avec grand orchestre et choeur, depuis une barge ancrée dans la rivière, même si on ne les entendait guère malgré l'amplification.

Photo chb

Photo chb
Photo chb





Les parachutistes étaient supposés se poser sur le Pont Charles mais vu le monde agglutiné, ils se sont posés sur l'eau... Vous l'aurez compris, j'ai adoré les parachutistes sur fond de coucher de soleil.

Photo chb
 Et comme toujours en République Tchèque, tout se termine par un feu d'artifice. D'ailleurs il ne se passe pas une semaine sans que j'entende un feu d'artifice éclater quelque part. Le feu de ce soir est "modeste", principalement des tourniquets enflammés.  L’apothéose consistera en une seule mais magnifique fleur de lumière colorée.

Photo chb
Le podium avec l'orchestre et le choeur de la Cathédrale

Photo chb
Les photos ci-dessous montrent que la propagande catholique fait parfois des miracles, ah, ah, ah. Un bateau-pompier avançait tout en actionnant ses deux immenses jets d'eau.  Derrière, un petit hors-bord muni de projecteurs puissants et de filtres colorés faisait surgir des images sur les jets d'eau, essentiellement une représentation de St Jean Népomu et des étoiles.

En résumé, si vous êtes à Prague quand Navalis bat son plein, n'y allez que si vous n'avez vraiment rien d'autre au programme...

Photo chb

Photo chb

Sur le chemin du retour